ATS – Autonomous shuttles to by deployed at Belle-Idée site

Source: Keystone-ATS
Date: 28 December 2020

On December 28th, a news article and video disseminated by the Swiss national press agency Keystone-ATS was published by several media outlets (Newspapers, TV and Radio) in the French-speaking part of western Switzerland.

Léman Bleu Télévision: Des navettes sans chauffeur à Genève d’ici quelques semaines
Tribune de Genève: Des navettes autonomes pour se déplacer sur le site de Belle-Idée
20 minutes: Des navettes autonomes pour se déplacer sur le site de Belle-Idée
Le Courrier: Des navettes autonomes à la demande pour se déplacer à Belle-Idée
24 heures: Des navettes autonomes pour se déplacer sur le site de Belle-Idée
lematin.ch: Des navettes autonomes pour se déplacer sur le site de Belle-Idée
Radio Lac: Des navettes autonomes à la demande pour se déplacer à Belle-Idée

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English translation of the article

Autonomous shuttles to by deployed at Belle-Idée site

An electric shuttle service will be set up on the 38-hectare site of the Belle-Idée Psychiatric Hospital in Geneva. A software solution will allow the route adaptation according to the user demand.

An on-demand public transport service with fully autonomous shuttles will be put into operation in Geneva within a few weeks. This project, presented as a world first, is about to be deployed on the 38 hectares of Belle-Idée.

Three short vehicle honks announce the arrival of the electric shuttle on the parking lot of this site of the Geneva University Hospitals (HUG) in Thônex. The vehicle with rounded corners and a capacity of 12 places was ordered two minutes earlier via a mobile application.

It will take its passenger to the destination of his/her choice within the hospital area. A total of 53 stops identified during the site mapping phase are served. “Almost every entrance to Belle-Idée’s many buildings has a virtual stop”, explains Jeroen Beukers, an autonomous vehicle expert at Geneva’s public transport system (TPG).

This is the main difference with the other autonomous vehicles experiments conducted elsewhere in Switzerland. Until now, these shuttles ran on a fixed line. In the case of the TPG project, a software developed by Bestmile, a start-up of the EPFL, allows the shuttle to adapt its route to the users’ demands.

The mobile application was designed by the Geneva-based start-up MobileThinking. This new technology allows the three shuttles to be deployed according to requests. Waiting and travel times are announced to the user, who can consult at any time the location of the shuttle that will pick him/her up.

Door-to-door

On board the shuttle, Melisa Fazlic, autonomous vehicles assistant at TPG, welcomes users. This trained engineer, who has also been a bus driver, is delighted with this new local service. The vehicle does not need her intervention to operate, but current legislation requires the presence of an operator in autonomous vehicles.

Approached by TPG to serve as an open-air laboratory for this project, the HUG was quickly impressed. “It was the door-to-door public transport aspect that appealed to us,” explains Mouna Asal, head of the Mobility Plan at the HUG. She is counting on this valuable assistance in particular for the movement of people with reduced mobility.

Visitors, patients as well as the approximately 3’000 employees who work at Belle-Idée will also be able to use the shuttle, as will students from the secondary school located at the entrance to Belle-Idée and the residents of the Seymaz collective accommodation centre for migrants in the area. Access to the vehicle will be free of charge.

Transition

According to Jeroen Beukers, other sites were approached by the TPG to deploy these new kind of shuttles, but Belle-Idée met all the criteria. The expert believes that we are currently in a transitional phase. But he sees the potential to develop this type of mobility in certain neighbourhoods.

For now, the three shuttles crisscross Belle-Idée. Their small size allows them to slip through the narrow paths of the site surrounded by fields and forests. The service will be provided by around twenty employees, 7 days a week, initially in the daytime.

Elsewhere in Europe

TPG obtained last June the green light from the federal authorities to operate these autonomous shuttles. The Belle-Idée site then had to be mapped. This operation and the adjustments took several weeks. Tests are continuing and the first users will be able to use the shuttles in a few weeks.

his new on-demand service was developed within the framework of the AVENUE project (for Autonomous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), a European consortium supported by the European Commission. The cities of Lyon, Luxembourg and Copenhagen are also leading autonomous public transport vehicle trials in this project.

Original article in French

Des navettes autonomes pour se déplacer sur le site de Belle-Idée

Un service de navettes électriques verra le jour sur les 38 hectares du site de l’Hôpital de Psychiatrie de Belle-Idée. Un logiciel permettra d’adapter les parcours à la demande des utilisateurs.

Un service de transport public à la demande assuré par des navettes complètement autonomes sera mis en service d’ici quelques semaines à Genève. Ce projet présenté comme une première mondiale est sur le point d’être déployé sur les 38 hectares de Belle-Idée.

Trois petits coups de klaxon annoncent l’arrivée de la navette électrique sur le parking de ce site des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) à Thônex. Le véhicule aux angles arrondis et d’une capacité de 12 places a été commandé deux minutes plus tôt via une application.

Il emmènera son passager à la destination de son choix au sein du parc hospitalier. Au total, 53 endroits répertoriés pendant la phase de cartographie du périmètre sont desservis. Quasiment chaque entrée des nombreux bâtiments de Belle-Idée dispose ainsi d’un arrêt virtuel, explique Jeroen Beukers, expert véhicules autonomes aux Transports publics genevois (TPG).

C’est la principale différence avec les expériences de véhicules autonomes menées ailleurs en Suisse. Jusqu’à présent, ces navettes circulaient sur une ligne fixe. Dans le cas du projet des TPG, un logiciel développé par Bestmile, une entreprise créée à l’EPFL, permet à la navette d’adapter son parcours aux demandes des utilisateurs.

L’application a été conçue par la jeune pousse genevoise MobileThinking. Cette nouvelle technologie permet de déployer les trois navettes en fonction des demandes. Les temps d’attente et de parcours sont annoncés à l’utilisateur, qui peut voir à tout moment où se trouve la navette qui viendra le chercher.

Porte à porte

A bord de la navette, Melisa Fazlic, assistante véhicules autonomes aux TPG accueille les usagers. Cette ingénieure de formation, qui a aussi été conductrice de bus, se réjouit de ce nouveau service de proximité. Le véhicule n’a pas besoin de son intervention pour fonctionner, mais la législation impose la présence d’un opérateur dans les véhicules autonomes.

Approchés par les TPG pour servir de laboratoire à ciel ouvert pour ce projet, les HUG ont rapidement été emballés. «C’est l’aspect transport public, porte-à-porte qui nous a séduit», explique Mouna Asal, responsable du Plan de mobilité aux HUG. Elle compte sur cette aide précieuse en particulier pour le déplacement des personnes à mobilité réduite.

Les visiteurs, les patients mais également les quelque 3000 collaborateurs qui travaillent à Belle-Idée pourront aussi utiliser la navette. Tout comme les élèves du collège situé à l’entrée de Belle-Idée et les résidents du centre d’hébergement collectif pour migrants de la Seymaz. Son accès sera gratuit.

Transition

Selon Jeroen Beukers, d’autres sites ont été approchés par les TPG pour déployer ces navettes d’un nouveau genre, mais Belle-Idée rassemblait tous les critères. L’expert estime qu’on se trouve actuellement dans une phase de transition. Mais il voit du potentiel pour développer ce type de mobilité dans certains quartiers.

Pour l’heure, les trois navettes sillonnent Belle-Idée. Leur petit gabarit leur permet de se faufiler sur les chemins étroits du site entouré de champs et de forêts. Le service sera assuré par une vingtaine de collaborateurs, 7 jours sur 7, dans un premier temps pendant la journée.

Ailleurs en Europe

Les TPG ont obtenu en juin dernier le feu vert des autorités fédérales pour exploiter ces navettes autonomes. Il a fallu ensuite cartographier le site de Belle-Idée. Cette opération et les réglages ont duré plusieurs semaines. Les essais se poursuivent et les premiers usagers pourront utiliser les navettes d’ici quelques semaines.

Ce nouveau service à la demande a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Les villes de Lyon, du Luxembourg et de Copenhague mènent également des projets de véhicules autonomes de transports publics.

Radio Lac – Genève va tester cet été des navettes autonomes sur demande

Source: Radio Lac
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée fin juin à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule. C’est une première mondiale pour un service public.

Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué. Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Un modèle à changer

Les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes. Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une

solution innovante de transport de proximité. Néanmoins, celui-ci implique de modifier le modèle de transport public que l’on connaît aujourd’hui. Le directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet, Dimitri Konstantas.

Dimitri Konstantas

Directeur de l’Information Science Institute de l’Université de Genève (UNIGE) et coordinateu…

Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

Parmi les contraintes qui ont dû être abordées par le consortium AVENUE, les 2 véhicules qui circuleront sur le site hospitalier, il faut donc que l’application puisse choisir quel véhicule est le meilleur à envoyer sur place, en tenant compte que ceux-ci peuvent déjà transporter des gens. Le coordinateur du projet, Dimitri Konstantas.

ATS – Des navettes autonomes sur demande testées à Genève

Source: Keystone ATS
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule.

“C’est une première mondiale pour un service public”, indique le professeur Dimitri Konstantas, directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet. Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué.

Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Adaptation

En effet, les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes, précise le professeur Konstantas.

Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité, précise le communiqué commun des HUG, TPG et de l’UNIGE. Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

La Liberté – Des navettes autonomes sur demande testées à Genève

Source: La Liberté
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule.

“C’est une première mondiale pour un service public”, indique le professeur Dimitri Konstantas, directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet. Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué.

Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Adaptation

En effet, les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes, précise le professeur Konstantas.

Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité, précise le communiqué commun des HUG, TPG et de l’UNIGE. Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

ATS

De nouvelles navettes autonomes déployées fin juin à Genève

Source: Heidi.News
18 juin 2020

Et s’il était aussi facile de héler un bus autonome qu’un taxi? C’est l’idée derrière les navettes autonomes en cours de déploiement à Genève sur le site de l’hôpital de Belle-Idée, en partenariat avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Deux véhicules commenceront à circuler en test à partir de fin juin 2020 sur le réseau routier du site. Des passagers pourront les emprunter dès le mois d’août.

Pourquoi c’est novateur. Contrairement à la ligne opérée depuis mars 2018 à Meyrin par les TPG sur la ligne XA, la navette ne s’arrêtera pas à des arrêts prédéterminés, mais à la demande, grâce à une application. Une première mondiale pour un site public, explique le coordinateur du projet. Mené par le consortium européen Avenue et piloté par l’Université de Genève aux côtés de la ville et du canton, il pourrait faire des émules en Europe.

Swissinfo – Des navettes autonomes sur demande testées à Genève

Source: Swissinfo
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule.

“C’est une première mondiale pour un service public”, indique le professeur Dimitri Konstantas, directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet. Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué.

Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Adaptation

En effet, les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes, précise le professeur Konstantas.

Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité, précise le communiqué commun des HUG, TPG et de l’UNIGE. Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

TdG – Un bus autonome sera testé dès cet été à Belle-Idée

Source: Tribune de Genève
19 juin 2020

Le site hospitalier psychiatrique servira de cadre à une expérience menée dans le cadre d’une étude européenne.

Après Meyrin, le site hospitalier de Belle-Idée va à son tour accueillir des bus autonomes, des véhicules capables de se mouvoir sans conducteur. Comme les TPG l’ont annoncé jeudi, Berne donne son feu vert à ce nouveau déploiement, qui s’inscrit dans une étude européenne menée sous la férule de l’Université de Genève.

Deux véhicules prendront peu à peu possession du vaste domaine de Belle-Idée cet été pour y effectuer des marches à blanc avant d’entrer en service effectif à la fin août. L’un d’eux a commencé jeudi à cartographier les lieux, prélude obligé à la programmation de ses mouvements futurs. L’engin est déjà connu à Genève: c’est le même genre de navette, de marque Navya (un constructeur basé en région lyonnaise), qui a déjà véhiculé 3557 passagers depuis 2018 sur la ligne XA des TPG, créée entre le village et la gare de Meyrin. Le même minibus s’était également illustré la même année en marge du Salon de l’auto.

Dès cette époque, les TPG ont tenu à s’initier à cette technologie innovante. Mais l’intérêt que suscite la mobilité autonome est plus large. En 2018, l’Université de Genève a décroché un mandat européen, assorti de 20 millions d’euros, destiné à paver la route des futurs véhiculesrobots. Entre autres missions, l’étude baptisée AVENUE doit jauger les besoins des usagers, le cadre juridique et les défis techniques à résoudre.

Pour une telle expérimentation, le site de Belle-Idée a des atouts. Domaine étatique mais privé, il n’est pas ouvert au trafic général (même si deux lignes TPG le traversent et que les collaborateurs peuvent s’y parquer) et la vitesse y est limitée. Le périmètre est vaste. Du portail de la clinique psychiatrique jusqu’au perron de l’Hôpital des Trois-Chêne (jadis Hôpital de gériatrie), on compte 1,2 kilomètre. Reste qu’avec 361 lits en psychiatrie et 292 autres en gériatrie, le site accueille une population particulière.

Dans un tel contexte, cette expérience – qui revient à tester un véhicule inhabituel et potentiellement anxiogène au contact d’une population parfois vulnérable – ne risque-t-elle pas de ressembler à un double remake de «Y a-t-il un pilote dans l’avion?» et de «Vol au-dessus d’un nid de coucou»? La question s’est-elle posée chez les responsables médicaux?

«Une préoccupation a été prise en compte dans les réflexions, d’où le fait qu’on parle d’un test jusqu’en 2022, répond Nicolas de Saussure, au nom des Hôpitaux universitaires de Genève. Nous n’avons pas d’inquiétude particulière par rapport à la population susceptible d’emprunter la navette. Pour nous, l’élément clé est la présence à bord d’un opérateur, une présence humaine qui saura rassurer les utilisateurs et pourra réagir en cas de problème technique.» La navette automatique peut à tout moment passer en mode de pilotage manuel.

Concernant les pilotes de l’expérience, ce contexte inhabituel est même vu comme un atout. «Nous expérimentons un worst case scenario (ndlr: le pire cas de figure possible), explique Dimitri Konstantas, directeur de l’Institut des sciences de l’information de l’Université. Si cela fonctionne avec ces usagers spécifiques, pouvant présenter une anxiété plus forte que la norme, cela marchera avec tout le monde. La fréquentation du site est variée: il y a aussi des collégiens, des visiteurs, des citoyens tout à fait ordinaires. C’est très enrichissant!»

L’idée est d’expérimenter un service à la demande, «du porte-à-porte, un peu comme un taxi mais en mode collectif», illustre le professeur. Les réactions du public seront sous la loupe, notamment face aux trajets changeants de ce petit bus qui variera son parcours en fonction de la demande. On peut imaginer que ce type de véhicules pourra être utile pour du transport sur mesure en heure creuse (plutôt que de mobiliser un gros bus roulant presque à vide) ou dans des quartiers d’habitat dilué, difficiles à desservir avec les transports en commun usuels. Lancée en 2018, l’étude AVENUE se poursuit deux ans encore avec des expériences analogues prévues à Luxembourg, Lyon, Oslo ou Copenhague.

La desserte automatisée s’ajoutera à celle des bus normaux des TPG. Il n’est pas prévu de les supprimer, assure la régie.

The long road to getting AVs on the streets of Denmark

The legal framework for pilot projects with autonomous vehicles in Denmark stepped into force three years ago. Here’s our operator experiences so far.

To this date, only one project has been on the streets in Denmark, while two other approvals have been given. In the practical implementation of the law, a great number of barriers have appeared.

Les navettes autonomes sur la bonne voie

Source: La Gazette.fr

Mobilité

Des tests de navettes autonomes sans opérateur embarqué vont avoir lieu à Lyon (Rhône). Une première.

Ces navettes seront par ailleurs accessibles aux personnes à mobilité réduite. Pionnière en 2016 en lançant une navette autonome dans le quartier de La Confluence sur une voie piétonne, Lyon s’accroche à cette longueur d’avance. «Ces navettes répondent clairement au besoin de la desserte du dernier kilomètre. Elles s’inscrivent aussi dans les efforts que nous menons sur l’enjeu environnemental et de santé publique, qui se traduisent déjà par un réseau aux trois quarts électrique», décrit Fouziya Bouzerda, présidente du syndicat mixte des transports du Rhône et de l’agglomération lyonnaise, le Sytral, et vice-présidente de la métropole de Lyon.

Le graal

Décidé à installer les navettes autonomes dans le réseau des transports en commun de Lyon, le Sytral va franchir un nouveau cap. Après deux années d’expérimentation sans incident à La Confluence, le ministère de la Transition écologique et solidaire a autorisé, au printemps, la circulation de la navette sans opérateur embarqué. «Le site a montré sa fiabilité. Nous allons donc tes- ter cette navette avec des opérateurs déportés», indique Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, délégataire du Sytral. Le graal, ce fameux niveau 5 tout automatique, serait donc à portée de roue? Le Sytral reste prudent, mais, en attendant de pouvoir vérifier si la navette tient la route sans opérateur à bord, il s’organise pour être prêt à implémenter ce mode de transport sur son réseau. L’idée étant d’utiliser les navettes autonomes afin de desservir des sites sur lesquels transitent peu d’usagers, en centre-ville comme en périphérie.La stratégie implique la multiplication et la complexification des essais sur des sites présentant des configurations différentes. Depuis février, le transporteur Berthelet expérimente ce service sur la desserte d’une zone d’activité dans l’est de Lyon. A partir du 15 novembre, deux navettes, exploitées par le Sytral, devaient se relayer entre un arrêt de tramway et le Groupama Stadium. «Un trajet complexe de 1,3 kilomètre, précise Pascal Jacquesson. Les navettes circulent à 18 kilomètres / heure dans le flot de circulation en franchissant notamment un carrefour difficile et des feux tricolores.»

Coûts en baisse

Ces navettes seront par ailleurs accessibles aux personnes à mobilité réduite, les obligeant à une précision au centimètre dans leurs arrêts. Enfin, très vite, elles adopteront une desserte à la demande. Ce test s’inscrit dans le cadre d’un projet européen visant à préparer l’arrivée de la navette autonome en ville et qui associe aussi Copenhague, Genève et Luxembourg. A La Confluence, le challenge est encore plus délicat, notamment parce qu’avant de se lancer, il faut parfaire certaines fonctionnalités comme le départ automatique de la navette. Il est pourtant bien plus décisif. En effet, sans opérateur, le modèle économique devient favorable pour l’exploitation de ces véhicules, a fortiori dans des zones où la fréquentation est faible. «Aujourd’hui, deux tiers des coûts d’exploitation sont liés à la présence d’un chauffeur», pointe Pascal Jacques- son. L’investissement devrait lui aussi diminuer si ces véhicules se généralisent. La boucle vertueuse sera alors enclenchée.

Chiffres clés

Budget : 487 000 € pour l’achat des navettes qui circuleront au stade, financés dans le cadre du projet européen AVENUE (Autonomous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience).

L’adaptation des infrastructures

A Lyon, les expérimentations des navettes autonomes sont conduites en relation étroite avec les équipes de la métropole. «Notre objectif est de nous approprier ces technologies nouvelles. En étant proactifs, nous pouvons aussi orienter le travail de recherche des constructeurs», explique Pierre Soulard, responsable du service de la mobilité urbaine à la métropole. Pour l’heure, pas question de généraliser l’implémentation de ces technologies dans les infrastructures, mais il faut être prêt pour équiper les artères de la métropole en vue de l’arrivée des navettes autonomes.

Transports et numérique : vers une mobilité

Associant les technologies de l’information et de la communication à l’ingénierie des transports, les systèmes de transport intelligents (ITS) se développent de plus en plus en France. Et pour cause, permettant d’améliorer la sécurité, le confort, la fiabilité des déplacements, ces derniers ont un rôle à jouer de premier plan dans la mobilité du futur.

Lyon inaugure sa sixième ligne de tramway

Source: Les Echos

Après trois ans de travaux, les transports en commun s’enrichissent d’une nouvelle ligne de tram. Son prolongement est déjà programmé jusqu’à La Doua pour finaliser un parcours en rocade au- tour du centre-ville. Le mois de novembre aura vu l’opérateur de transport inaugurer une demi- douzaine de nouveaux services. Son prochain budget de mandat devrait doubler (1,8 milliard) pour investir dans les mobilités propres.

(…)

Navette autonome

Toujours pour « offrir une mobilité sans couture afin de réduire la part modale de la voiture en réglant la question du dernier kilomètre », résume Fouziya Bouzerda, le Sytral a inauguré le 15 novembre la première navette autonome pleinement intégrée à un réseau de transport en commun, entre la station Décines Grand Large (T3) et la zone en développement du Parc Olympique Lyonnais – stade, hôtel, pôle de santé, parc de loisirs… Du lundi au samedi, hors jours de match, deux véhicules sans chauffeur pendulent sur cette nouvelle ligne N1 de 1,4 kilomètre, au milieu de la circulation, jusqu’à 18 km/h en vitesse de pointe. Pour se frayer un chemin aux carrefours, leurs systèmes connectés avec les feux tricolores leur commandent de passer au rouge.

Ce « mois » du Sytral ne serait pas complet sans mentionner l’ouverture du métro jusqu’à 2h du matin les vendredis et samedis, l’installation de la 4G dans les stations (en cours dans les tunnels), la généralisation de l’arrêt à la demande dans les bus le soir à partir de 22h, et les premiers coups de dents de Coline, le tunnelier qui va creuser le prolongement du métro.