Radio Lac – Genève va tester cet été des navettes autonomes sur demande

Source: Radio Lac
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée fin juin à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule. C’est une première mondiale pour un service public.

Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué. Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Un modèle à changer

Les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes. Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une

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solution innovante de transport de proximité. Néanmoins, celui-ci implique de modifier le modèle de transport public que l’on connaît aujourd’hui. Le directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet, Dimitri Konstantas.

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Dimitri Konstantas

Directeur de l’Information Science Institute de l’Université de Genève (UNIGE) et coordinateu…

Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

Parmi les contraintes qui ont dû être abordées par le consortium AVENUE, les 2 véhicules qui circuleront sur le site hospitalier, il faut donc que l’application puisse choisir quel véhicule est le meilleur à envoyer sur place, en tenant compte que ceux-ci peuvent déjà transporter des gens. Le coordinateur du projet, Dimitri Konstantas.

ATS – Des navettes autonomes sur demande testées à Genève

Source: Keystone ATS
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule.

“C’est une première mondiale pour un service public”, indique le professeur Dimitri Konstantas, directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet. Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué.

Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Adaptation

En effet, les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes, précise le professeur Konstantas.

Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité, précise le communiqué commun des HUG, TPG et de l’UNIGE. Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

20 Minutes – Bus sans chauffeur et à la demande, via une application

Source: 20 minutes
18 juin 2020

Les TPG exploiteront des navettes autonomes sur le site hospitalier de Belle-Idée. Les usagers pourront faire appel à ce transport en utilisant leur smartphone. Les tests débuteront à la fin du mois.

Un véhicule sans conducteur fera bientôt du porte à porte sur le site de l’hôpital psychiatrique de Belle-Idée, à Thônex (GE). Particularité: le transport se fera à la demande, en utilisant une application dédiée. Ce système est une première mondiale pour un service public, selon les TPG, les HUG et l’Université de Genève, qui collaborent sur ce projet. Aujourd’hui, des bus automatisés sont déjà en service à Meyrin (GE), Marly (FR) ou encore à Sion (VS). «Mais il s’agit de lignes avec des horaires et des parcours fixes, précise François Mutter, porte-parole des Transports

publics genevois. Là, ce sera un service personnalisé, en quelque sorte, qui utilisera la géolocalisation.»

La navette sans chauffeur, qui peut accueillir 15 personnes – des patients ou des visiteurs – effectuera des trajets de quelques centaines de mètres seulement, sur le site de Belle-Idée. Par mesure de sécurité, un opérateur TPG sera toujours à bord pour pallier au moindre problème. Les tests débuteront à la fin du mois. L’exploitation à proprement parler est prévue dès la fin août prochain.

Projet à l’échelle européenne

Le lancement de ce nouveau projet de transports publics sans chauffeur a reçu le feu vert de la Confédération. Il fait également partie du programme du consortium européen AVENUE (Autonomous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), piloté par l’Université de Genève.

Son budget de 20 millions d’euros est principalement couvert par la Commission européenne. Il compte seize partenaires en tout, dont cinq suisses. Parmi eux, des entités genevoises mais aussi une start-up fondée par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Le Courrier – Navettes autonomes

Source: Le Courrier
19 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule. Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018.

ATS

UN TAD AUTONOME TESTÉ À GENÈVE

Source: Bus&Car Connexion

Nouvelle génération de transport à la demande. Les Transports publics genevois (TPG) vont expérimenter un TAD autonome sur un site hospitalier situé dans le canton de Genève. La régie a reçu, le 3 juin dernier, une autorisation officielle du département fédéral de l’Environnement, des Transports, de l’Énergie et de la Communication (Detec) pour exploiter des navettes autonomes, dans le cadre du projet européen AVENUE (Autonomous Vehicles to Evolve to New Urban Experience). Ce projet a pour objectif de préparer l’intégration technique, législative et économique des véhicules autonomes dans l’espace urbain et péri-urbain. Les TPG déploieront cette expérimentation pour une durée de trois ans sur le site du domaine de Belle-Idée, à Thônex, en partenariat avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). L’objectif est de développer une nouvelle génération de transport à la demande, que l’on sollicite par l’intermédiaire d’une application et qui transporte le client de porte à porte (transport publique autonome partagé). Il s’agit d’une opportunité pour les HUG d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité à destination des patients et visiteurs et personnels de l’Hôpital des Trois-Chênes.

Déploiement progressif. Les TPG bénéficient d’ores et déjà d’une expérience dans le domaine des navettes autonomes avec l’exploitation en véhicule automatisé de la ligne XA à Meyrin depuis 2018. Ce sont d’ailleurs deux véhicules Navya Autonom Shuttle, identiques à celui qui circule aujourd’hui à Meyrin, qui seront mis en service sur le site de Belle-Idée. Ces véhicules électriques automatisés, d’une capacité de 15 passagers, devraient être intégrés dès la fin du mois de juin sur la moitié du parcours prévu, afin de réaliser des essais (marches à blanc) et de procéder aux ajustements nécessaires. Les TPG prévoient d’être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier du site de Belle-Idée dès la fin du mois d’août prochain, et ce sans imposer de trajets ni d’arrêts fixes, ce qui permettra de réaliser un essai grandeur nature de ce nouveau type de service à la demande.

I. F.

La Liberté – Des navettes autonomes sur demande testées à Genève

Source: La Liberté
18 juin 2020

Deux navettes autonomes assurant un service à la demande par le biais d’une application seront testées sur le site hospitalier de Belle-Idée à Genève. Les autorités fédérales ont donné le feu vert pour exploiter ce nouveau type de véhicule.

“C’est une première mondiale pour un service public”, indique le professeur Dimitri Konstantas, directeur de l’Information Science Institute de l’Université et de Genève (UNIGE) et coordinateur du projet. Les Transports publics genevois (TPG) prévoient d’intégrer ces deux navettes électriques d’une capacité de quinze personnes dès la fin juin, indiquent-ils jeudi dans un communiqué.

Elles fonctionneront dans un premier temps sur la moitié du parcours, à vide, afin de procéder aux ajustements nécessaires. A la fin août, les TPG devraient être en mesure d’engager les navettes sur l’ensemble du réseau routier existant au sein de Belle-Idée, sans imposer de trajets et d’arrêts fixes.

Adaptation

En effet, les utilisateurs peuvent voir sur l’application où se situent les véhicules. Ils envoient ensuite une demande de trajet. Le logiciel, qui repère l’utilisateur, indique quel véhicule est disponible et le délai pour l’obtenir. Le logiciel adapte ensuite le trajet en fonction des autres demandes, précise le professeur Konstantas.

Ce projet représente une opportunité pour les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) d’expérimenter une solution innovante de transport de proximité, précise le communiqué commun des HUG, TPG et de l’UNIGE. Le service est destiné aux patients, visiteurs et collaborateurs des hôpitaux de psychiatrie et de gériatrie situés sur le site de Belle-Idée.

Projet européen

Les TPG exploitent déjà un véhicule automatisé sur une ligne à Meyrin depuis 2018. Le trajet est fixe, contrairement au nouveau service autonome prévu à Belle-idée. A noter que la législation suisse impose pour l’heure la présence d’un opérateur dans le véhicule.

Ce nouveau service à la demande pour un véhicule autonome a été développé dans le cadre du projet AVENUE (pour Automous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience), un consortium européen soutenu par la Commission européenne. Doté de 20 millions d’euros sur quatre ans, ce projet regroupe seize partenaires européens, dont cinq en Suisse.

ATS

De nouvelles navettes autonomes déployées fin juin à Genève

Source: Heidi.News
18 juin 2020

Et s’il était aussi facile de héler un bus autonome qu’un taxi? C’est l’idée derrière les navettes autonomes en cours de déploiement à Genève sur le site de l’hôpital de Belle-Idée, en partenariat avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Deux véhicules commenceront à circuler en test à partir de fin juin 2020 sur le réseau routier du site. Des passagers pourront les emprunter dès le mois d’août.

Pourquoi c’est novateur. Contrairement à la ligne opérée depuis mars 2018 à Meyrin par les TPG sur la ligne XA, la navette ne s’arrêtera pas à des arrêts prédéterminés, mais à la demande, grâce à une application. Une première mondiale pour un site public, explique le coordinateur du projet. Mené par le consortium européen Avenue et piloté par l’Université de Genève aux côtés de la ville et du canton, il pourrait faire des émules en Europe.

TdG – Un bus autonome sera testé dès cet été à Belle-Idée

Source: Tribune de Genève
19 juin 2020

Le site hospitalier psychiatrique servira de cadre à une expérience menée dans le cadre d’une étude européenne.

Après Meyrin, le site hospitalier de Belle-Idée va à son tour accueillir des bus autonomes, des véhicules capables de se mouvoir sans conducteur. Comme les TPG l’ont annoncé jeudi, Berne donne son feu vert à ce nouveau déploiement, qui s’inscrit dans une étude européenne menée sous la férule de l’Université de Genève.

Deux véhicules prendront peu à peu possession du vaste domaine de Belle-Idée cet été pour y effectuer des marches à blanc avant d’entrer en service effectif à la fin août. L’un d’eux a commencé jeudi à cartographier les lieux, prélude obligé à la programmation de ses mouvements futurs. L’engin est déjà connu à Genève: c’est le même genre de navette, de marque Navya (un constructeur basé en région lyonnaise), qui a déjà véhiculé 3557 passagers depuis 2018 sur la ligne XA des TPG, créée entre le village et la gare de Meyrin. Le même minibus s’était également illustré la même année en marge du Salon de l’auto.

Dès cette époque, les TPG ont tenu à s’initier à cette technologie innovante. Mais l’intérêt que suscite la mobilité autonome est plus large. En 2018, l’Université de Genève a décroché un mandat européen, assorti de 20 millions d’euros, destiné à paver la route des futurs véhiculesrobots. Entre autres missions, l’étude baptisée AVENUE doit jauger les besoins des usagers, le cadre juridique et les défis techniques à résoudre.

Pour une telle expérimentation, le site de Belle-Idée a des atouts. Domaine étatique mais privé, il n’est pas ouvert au trafic général (même si deux lignes TPG le traversent et que les collaborateurs peuvent s’y parquer) et la vitesse y est limitée. Le périmètre est vaste. Du portail de la clinique psychiatrique jusqu’au perron de l’Hôpital des Trois-Chêne (jadis Hôpital de gériatrie), on compte 1,2 kilomètre. Reste qu’avec 361 lits en psychiatrie et 292 autres en gériatrie, le site accueille une population particulière.

Dans un tel contexte, cette expérience – qui revient à tester un véhicule inhabituel et potentiellement anxiogène au contact d’une population parfois vulnérable – ne risque-t-elle pas de ressembler à un double remake de «Y a-t-il un pilote dans l’avion?» et de «Vol au-dessus d’un nid de coucou»? La question s’est-elle posée chez les responsables médicaux?

«Une préoccupation a été prise en compte dans les réflexions, d’où le fait qu’on parle d’un test jusqu’en 2022, répond Nicolas de Saussure, au nom des Hôpitaux universitaires de Genève. Nous n’avons pas d’inquiétude particulière par rapport à la population susceptible d’emprunter la navette. Pour nous, l’élément clé est la présence à bord d’un opérateur, une présence humaine qui saura rassurer les utilisateurs et pourra réagir en cas de problème technique.» La navette automatique peut à tout moment passer en mode de pilotage manuel.

Concernant les pilotes de l’expérience, ce contexte inhabituel est même vu comme un atout. «Nous expérimentons un worst case scenario (ndlr: le pire cas de figure possible), explique Dimitri Konstantas, directeur de l’Institut des sciences de l’information de l’Université. Si cela fonctionne avec ces usagers spécifiques, pouvant présenter une anxiété plus forte que la norme, cela marchera avec tout le monde. La fréquentation du site est variée: il y a aussi des collégiens, des visiteurs, des citoyens tout à fait ordinaires. C’est très enrichissant!»

L’idée est d’expérimenter un service à la demande, «du porte-à-porte, un peu comme un taxi mais en mode collectif», illustre le professeur. Les réactions du public seront sous la loupe, notamment face aux trajets changeants de ce petit bus qui variera son parcours en fonction de la demande. On peut imaginer que ce type de véhicules pourra être utile pour du transport sur mesure en heure creuse (plutôt que de mobiliser un gros bus roulant presque à vide) ou dans des quartiers d’habitat dilué, difficiles à desservir avec les transports en commun usuels. Lancée en 2018, l’étude AVENUE se poursuit deux ans encore avec des expériences analogues prévues à Luxembourg, Lyon, Oslo ou Copenhague.

La desserte automatisée s’ajoutera à celle des bus normaux des TPG. Il n’est pas prévu de les supprimer, assure la régie.

Les navettes autonomes sur la bonne voie

Source: La Gazette.fr

Mobilité

Des tests de navettes autonomes sans opérateur embarqué vont avoir lieu à Lyon (Rhône). Une première.

Ces navettes seront par ailleurs accessibles aux personnes à mobilité réduite. Pionnière en 2016 en lançant une navette autonome dans le quartier de La Confluence sur une voie piétonne, Lyon s’accroche à cette longueur d’avance. «Ces navettes répondent clairement au besoin de la desserte du dernier kilomètre. Elles s’inscrivent aussi dans les efforts que nous menons sur l’enjeu environnemental et de santé publique, qui se traduisent déjà par un réseau aux trois quarts électrique», décrit Fouziya Bouzerda, présidente du syndicat mixte des transports du Rhône et de l’agglomération lyonnaise, le Sytral, et vice-présidente de la métropole de Lyon.

Le graal

Décidé à installer les navettes autonomes dans le réseau des transports en commun de Lyon, le Sytral va franchir un nouveau cap. Après deux années d’expérimentation sans incident à La Confluence, le ministère de la Transition écologique et solidaire a autorisé, au printemps, la circulation de la navette sans opérateur embarqué. «Le site a montré sa fiabilité. Nous allons donc tes- ter cette navette avec des opérateurs déportés», indique Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, délégataire du Sytral. Le graal, ce fameux niveau 5 tout automatique, serait donc à portée de roue? Le Sytral reste prudent, mais, en attendant de pouvoir vérifier si la navette tient la route sans opérateur à bord, il s’organise pour être prêt à implémenter ce mode de transport sur son réseau. L’idée étant d’utiliser les navettes autonomes afin de desservir des sites sur lesquels transitent peu d’usagers, en centre-ville comme en périphérie.La stratégie implique la multiplication et la complexification des essais sur des sites présentant des configurations différentes. Depuis février, le transporteur Berthelet expérimente ce service sur la desserte d’une zone d’activité dans l’est de Lyon. A partir du 15 novembre, deux navettes, exploitées par le Sytral, devaient se relayer entre un arrêt de tramway et le Groupama Stadium. «Un trajet complexe de 1,3 kilomètre, précise Pascal Jacquesson. Les navettes circulent à 18 kilomètres / heure dans le flot de circulation en franchissant notamment un carrefour difficile et des feux tricolores.»

Coûts en baisse

Ces navettes seront par ailleurs accessibles aux personnes à mobilité réduite, les obligeant à une précision au centimètre dans leurs arrêts. Enfin, très vite, elles adopteront une desserte à la demande. Ce test s’inscrit dans le cadre d’un projet européen visant à préparer l’arrivée de la navette autonome en ville et qui associe aussi Copenhague, Genève et Luxembourg. A La Confluence, le challenge est encore plus délicat, notamment parce qu’avant de se lancer, il faut parfaire certaines fonctionnalités comme le départ automatique de la navette. Il est pourtant bien plus décisif. En effet, sans opérateur, le modèle économique devient favorable pour l’exploitation de ces véhicules, a fortiori dans des zones où la fréquentation est faible. «Aujourd’hui, deux tiers des coûts d’exploitation sont liés à la présence d’un chauffeur», pointe Pascal Jacques- son. L’investissement devrait lui aussi diminuer si ces véhicules se généralisent. La boucle vertueuse sera alors enclenchée.

Chiffres clés

Budget : 487 000 € pour l’achat des navettes qui circuleront au stade, financés dans le cadre du projet européen AVENUE (Autonomous Vehicles to Evolve to a New Urban Experience).

L’adaptation des infrastructures

A Lyon, les expérimentations des navettes autonomes sont conduites en relation étroite avec les équipes de la métropole. «Notre objectif est de nous approprier ces technologies nouvelles. En étant proactifs, nous pouvons aussi orienter le travail de recherche des constructeurs», explique Pierre Soulard, responsable du service de la mobilité urbaine à la métropole. Pour l’heure, pas question de généraliser l’implémentation de ces technologies dans les infrastructures, mais il faut être prêt pour équiper les artères de la métropole en vue de l’arrivée des navettes autonomes.

Transports et numérique : vers une mobilité

Associant les technologies de l’information et de la communication à l’ingénierie des transports, les systèmes de transport intelligents (ITS) se développent de plus en plus en France. Et pour cause, permettant d’améliorer la sécurité, le confort, la fiabilité des déplacements, ces derniers ont un rôle à jouer de premier plan dans la mobilité du futur.

Lyon inaugure sa sixième ligne de tramway

Source: Les Echos

Après trois ans de travaux, les transports en commun s’enrichissent d’une nouvelle ligne de tram. Son prolongement est déjà programmé jusqu’à La Doua pour finaliser un parcours en rocade au- tour du centre-ville. Le mois de novembre aura vu l’opérateur de transport inaugurer une demi- douzaine de nouveaux services. Son prochain budget de mandat devrait doubler (1,8 milliard) pour investir dans les mobilités propres.

(…)

Navette autonome

Toujours pour « offrir une mobilité sans couture afin de réduire la part modale de la voiture en réglant la question du dernier kilomètre », résume Fouziya Bouzerda, le Sytral a inauguré le 15 novembre la première navette autonome pleinement intégrée à un réseau de transport en commun, entre la station Décines Grand Large (T3) et la zone en développement du Parc Olympique Lyonnais – stade, hôtel, pôle de santé, parc de loisirs… Du lundi au samedi, hors jours de match, deux véhicules sans chauffeur pendulent sur cette nouvelle ligne N1 de 1,4 kilomètre, au milieu de la circulation, jusqu’à 18 km/h en vitesse de pointe. Pour se frayer un chemin aux carrefours, leurs systèmes connectés avec les feux tricolores leur commandent de passer au rouge.

Ce « mois » du Sytral ne serait pas complet sans mentionner l’ouverture du métro jusqu’à 2h du matin les vendredis et samedis, l’installation de la 4G dans les stations (en cours dans les tunnels), la généralisation de l’arrêt à la demande dans les bus le soir à partir de 22h, et les premiers coups de dents de Coline, le tunnelier qui va creuser le prolongement du métro.